Les milieux humides couvrent environ 6 % du territoire du bassin versant, ce qui représente une superficie de 150,9 km2 (tableau G.1). Les milieux humides les plus fréquemment présents sur le territoire sont, par ordre d’importance, les marécages, les tourbières boisées et les marais (tableau G.1 et carte G.1).

Tableau G.1 Milieux humides présents sur le territoire du bassin versant de la rivière Richelieu1

Classe Nombre Superficie
totale (km2)
% du bassin
versant
Eau peu profonde 238 4.95 0,19
Marais 312 7.56 0,30
Prairie humide 95 1.21 0,05
Marécage 2010 71.68 2,82
Tourbière bog 30 1.47 0,06
Tourbière fen 28 2.06 0,08
Tourbière boisée 196 62.00 2,44
TOTAL 2909 150.927 5,93

1 Il est possible de remarquer une différence avec la valeur énoncée dans la section Territoire. Ceci est dû au fait que deux bases de données différentes ont été utilisées. Adapté de Canards Illimités Canada et MDDEFP, 2013                                                                                                          

Carte G.1 Les milieux humides du bassin versant de la rivière Richelieu

L’observation de la carte G.1 permet de voir que les milieux humides sont présents de façon morcelée sur l’ensemble du territoire. Il est cependant possible d’observer une plus grande concentration des milieux dans la partie sud du bassin.

En plus de les retrouver en grand nombre, c’est dans cette région que les milieux humides possèdent les plus grandes superficies. D’autres milieux d’envergure occupent aussi le territoire. Par exemple, une série de marécages et plusieurs milieux humides potentiels se retrouvent dans la portion ouest du territoire, dans la région de la ville de Longueuil.

La présence de plusieurs tourbières boisées est aussi remarquée dans la portion sud-ouest, principalement dans les municipalités d’Hemmingford, Saint-Patrice-de-Sherrington, Saint-Cyprien-de-Napierville et Saint-Valentin.

Une étude du territoire de la MRC du Haut-Richelieua, quant à elle, permis de délimiter 26 sites allant de 5,72 à 133,24 hectares (Marineau et Couillard, 2002).

Chaque site a été délimité, décrit et coté selon une valeur écologique déterminée par ces critères : superficie, connexion avec la rivière, milieu environnant, diversité faunique, diversité végétale, proximité d’autres milieux naturels, proximité d’aires protégées, absence de fragmentation, absence de perturbation et de peuplement inéquien.

Selon les résultats obtenus pour chaque critère, les sites ont été classés de 1 (valeur écologique la plus élevée) à 5 (valeur écologique la plus faible). Une fiche descriptive est disponible pour chacun de ceux-ci. Huit des milieux humides identifiés ont une valeur écologique supérieure (1 à 3) (tableau G.2). Des mesures de gestion ont également été proposées selon les valeurs écologiques.

(1) étant la valeur écologique la plus élevée et (5) la plus faible
Tableau G.2 Valeur écologique des milieux humides de la MRC du Haut-Richelieu
Source : Marineau et Couillard, 2002