La destruction des milieux humides est le résultat principalement du développement urbain et agricole. Certaines terres humides ont été détruites par la mise en place de nouveaux développements résidentiels, tandis que d’autres sont le résultat de l’assèchement des terres pour permettre l’agrandissement du territoire cultivable. Ces disparitions sont un phénomène perceptible au Québec et le territoire du bassin versant de la rivière Richelieu ne fait pas exception (tableau G.3).

Cette destruction a longtemps été causée par la vision négative que la population avait des milieux humides. La mauvaise connaissance du rôle essentiel de ces environnements, souvent considérés comme des terres improductives, a entraîné le remblayage et le drainage de plusieurs milieux humides. Malgré la prise de conscience de plus en plus grande de la population et des progrès réalisés au cours des dernières années, les milieux humides restent parmi les écosystèmes les plus menacés du monde (Secrétariat de la Convention de Ramsar, 2004).

Tableau G.3 Superficie des milieux humides du bassin versant de la rivière Richelieu subissant des pressions

Principal type
de pression
observé
Nombre Superficie
(ha)
Superficie
(km2)
Superficie
touchée
(%)
Agricole 1223 7499,10 74,99 49,69
Aucune pression identifiée 557 2813,87 28,14 18,64
Transport 474 2346,45 23,46 15,55
Résidentielle 328 864,22 8,64 5,73
Industrielle – Commerciale 150 364,89 3,65 2,42
Récréative 62 152,17 1,52 1,01
Canal de drainage 54 527,81 5,28 3,50
Énergie 27 159,40 1,59 1,06
Coupe forestière 26 317,14 3,17 2,10
Creusage 7 47,30 0,47 0,31
Remblayage 1 0,41 0,00 0,00
Total 2909 15092,8 150,9 100
Milieu humide de la rivière du Sud