Un bassin versant peut être constitué de différents écosystèmes en fonction de ses caractéristiques biotiques (ex. : relations intraspécifiques) et abiotiques (ex. : climat, géologie, etc.). Ces écosystèmes peuvent être terrestres, aquatiques ou humides. Les activités humaines ainsi que la gestion qui est faite de la ressource en eau du bassin versant influenceront ces écosystèmes.

Les milieux naturels peuvent abriter une ou plusieurs populations. Ces milieux sont nécessaires pour combler les besoins fondamentaux (ex. : abri, alimentation, reproduction…) de la faune. Certaines espèces auront des besoins très spécifiques concernant leurs habitats et seront dépendantes d’un type de milieu en particulier, ce qui peut les rendre plus vulnérables aux modifications du milieu. Parfois, plusieurs habitats seront utilisés par une même espèce au cours de sa vie en fonction de ses besoins. Il est donc primordial pour la survie de nombreuses espèces de conserver un large éventail de milieux naturels. 

F.1.1 Description des principaux milieux naturels observés dans le bassin versant

Bande riveraine

Bande de végétaux séparant les cours d’eau et le milieu terrestre. Cette bande protège généralement les rives contre l’érosion, crée de l’ombre à l’étendue d’eau et filtre les pollutions agricoles et domestiques (voir section Les bandes riveraines).

Forêt

Écosystème principalement formé d’arbres et arbustes ayant souvent un couvert végétal dense. Elle sert d’habitat à de nombreuses espèces et populations animales, végétales, fongiques et microbiennes (voir section La Forêt).

Milieux humides

Étendues de terres saturées d’eau ou inondées où il y a de la vie aquatique. On dénombre cinq classes de milieux humides dans le bassin versant : l’eau peu profonde, le marais, le marécage, la tourbière boisée et le bog (voir section Les Milieux humides).

Cours d’eau

Les cours d’eau sont d’une importance primordiale pour les espèces. Ils fournissent habitat, nourriture et moyen de transport pour bon nombre d’organismes (Environnement Canada, 2013).

Friches

Les frichessont des terres agricoles laissées à l’abandon et se divisent en quatre catégories. En 2008, elles occupaient 23 500 ha du sol montérégien. Souvent mal perçus, ces milieux naturels n’en jouent pas moins un rôle important dans la préservation de la biodiversité (Vouligny et Gariépy, 2008).

F.1.2 La disparition des habitats naturels

F.1.2.1 Nature, localisation et ampleur

L’urbanisation grandissante, le drainage des terres pour les pratiques agricoles, la destruction de la bande riveraine, les systèmes de voirie (drains, etc.), les prélèvements de sédiments dans les rivières et l’artificialisation des rives sont des exemples d’activités ayant des impacts importants sur les écosystèmes.

La construction de barrages entraîne également une modification des milieux naturels. La présence de barrages coupe le corridor écologique nécessaire aux migrations de la faune aquatique vers l’amont de la rivière. Lorsque la configuration du cours d’eau est modifiée de façon importante, les patrons de migrations de la faune terrestre peuvent aussi être affectés. La modification du débit du cours d’eau pourra entraîner des changements au niveau de la faune et de la flore.

La menace est toujours de plus en plus grande sur les quelque 449 km² de forêt qui demeurent sur pied dans le bassin versant de la rivière Richelieu.

Dans le bassin versant, la coupe forestière est occasionnée par l’agrandissement des terres agricoles ou le développement urbain. La fertilité des terres qu’on y retrouve ainsi que la proximité avec la métropole peuvent, en effet, expliquer le phénomène de déboisement.

Les milieux humides n’échappent pas, eux non plus, aux pressions exercées par l’expansion urbaine et agricole. En effet, au cours des 40 dernières années, plus de 4 000 ha de marais ont été détruits ou fortement dégradés le long du fleuve Saint-Laurent (UQCN, 2005). Aussi, plus de 45 000 km de cours d’eau ont été redressés et 1,5 million d’hectares de terres ont été drainés.

Dans le bassin versant, on remarque une forte tendance de développement urbain dans certaines villes, notamment Saint-Jean-sur-Richelieu et Belœil. Cela entraîne une diminution des milieux naturels, laquelle peut s’accompagner aussi d’une augmentation de pollution dans les eaux de la rivière Richelieu (Canards Illimités Canada, 2006).

De plus, les gens ont une tendance à vouloir habiter sur les berges de la rivière, mais cela n’est pas sans répercussions pour l’environnement. Effectivement, l’aménagement des rives (ex. : remplissage de plaines inondables, modification des berges, etc.) est souvent fait pour rendre possible le développement domiciliaire ou industriel.

Le fait de laisser les sols nus pendant l’hiver augmente fortement le phénomène d’érosion et de lessivage des terres cultivées. Par conséquent, les sols agricoles s’appauvrissent et les agriculteurs doivent utiliser plus d’intrants pour mener à bien leurs cultures, causant, du coup, un surplus de matières organiques dans les fossés et ruisseaux. Les milieux humides deviennent alors trop riches au détriment des espèces floristiques et fauniques indigènes, le phénomène d’eutrophisation s’accélère et l’écosystème aquatique s’en retrouve fortement perturbé.

F.1.3 La situation dans le bassin versant

Milieux humides

L’ensemble des terres humides est essentiel à un grand nombre d’espèces fauniques et floristiques. Les milieux humides jouent de nombreux rôles socio-économiques et environnementaux importants, tels que l’épuration des polluants et la régulation des eaux et des inondations. Ils sont d’ailleurs souvent comparés aux reins de la terre.

Milieux boisés

Les milieux boisés sont tout aussi importants. En plus d’améliorer le paysage, ils filtrent l’air et servent de refuge à plusieurs espèces animales.

Écosystèmes aquatiques

Les écosystèmes aquatiques abritent de nombreuses espèces de divers groupes taxonomiques. Aussi sont-ils primordiaux dans le maintien de la biodiversité. Ils subissent néanmoins d’importantes pressions et leur dégradation inquiète. Il existe deux indices qui sont utilisés dans le bassin versant de la rivière Richelieu pour évaluer l’état de l’écosystème aquatique, soit 1) l’indice diatomées pour l’est du Canada (IDEC), qui utilise les diatomées comme bio-indicateurs, et 2) l’indice de santé du benthos (ISB), lequel fait de même avec les macroinvertébrés benthiques.

F.1.3.1 L’indice diatomées de l’est du Canada (IDEC)

Les diatomées sont des algues unicellulaires planctoniques dotées d’un exosquelette siliceux, transparent et rigide, que l’on nomme frustule. Ces algues, généralement de couleur brune, peuvent mesurer de 2 µm à 1 mm.

L’indice diatomées de l’est du Canada (IDEC) est un indice permettant d’évaluer l’état d’un écosystème aquatique en s’appuyant sur la structure de la communauté de diatomées présentes au fond du cours d’eau.En effet, chaque communauté de diatomées correspond à des conditions spécifiques de salinité, pH et oxygène. Elles sont aussi particulières à certaines concentrations de matières organiques et nutriments.

Les diatomées se retrouvent dans tous les milieux aquatiques et présentent peu de sensibilité à la taille des cours d’eau, ce qui rend leur utilisation comme bio-indicateur intéressante.Elles sont toutefois sensibles au pH et à la conductivité, rappelant ainsi la nécessité de créer trois indices distincts en fonction de ces paramètres, soit les indices neutre, alcalin et minéral.

L’IDEC fonctionne en comparant un échantillon avec une communauté retrouvée dans un cours d’eau similaire et non perturbé. Les résultats fournissent une indication sur l’état trophique d’un cours d’eau. Afin de minimiser les variations intrasaisonnière et interannuelle, il est recommandé de prendre un échantillon par année sur une période de trois ans, et ce, pour une caractérisation adéquate du site.

Tableau F.1 Classe de l’indice IDEC alcalin

Le portrait dressé par l’IDEC dans le bassin versant traduit une eau de mauvaise de qualité. En effet, sur 60 des quelques échantillons prélevés dans le bassin de la rivière Richelieu, 77 % (46) avaient la classe D, 18 % (11) avaient la classe C, et seulement 5 % (3) la classe B. Aucun échantillon n’a fait état d’une eau de classe A. Rappelons que des échantillons de classe D correspondent à un milieu eutrophe.

En 2013, sur les 21 stations échantillonnées, seules trois ont obtenu la classe C.

L’IDEC permet aussi d’apprécier l’efficacité des travaux de restauration entrepris dans un cours d’eau par des échantillonnages effectués avant et quelques années suivant ces travaux. Aussi, les sites choisis pour l’échantillonnage de l’IDEC sont généralement des sites déjà reconnus comme problématiques. Malheureusement, le tableau F.2 suggère que peu de stations ont fait l’objet d’un suivi. Seule la station 03040007 de la rivière des Hurons a été échantillonnée à des époques différentes, et les résultats indiquent que l’eau ne s’y est pas améliorée.

Tableau F.2 Résultats d’IDEC sur le territoire

F.1.3.2 L’indice de santé du benthos (ISB)

Les macro-invertébrés benthiques, ou benthos (organismes vivant au fond des cours d’eau tels que les mollusques, les larves d’insectes, les vers, etc.), sont des bio-indicateurs efficaces pour évaluer la santé des écosystèmes aquatiques. En effet, certains taxons sont plus ou moins tolérants à la pollution, et leur abondance relative à l’intérieur d’un échantillon est une bonne indication des effets cumulatifs et synergiques des perturbations subies par un cours d’eau.

L’indice de santé du benthos se décline en deux sous catégories, l’indice de santé du benthos pour les cours d’eau à substrat grossier (ISBg) et pour les cours d’eau à substrat meuble (ISBm). Les classes de l’indice sont illustrées au tableau F.3.

Tableau F.3 Qualité de l’habitat selon l’indice de santé du benthos pour un cours d’eau à substrat grossier et meuble

Dans l’ensemble, les stations du bassin versant qui ont fait l’objet d’un échantillonnage de benthos présentent un état de santé du cours d’eau qualifié de précaire. La rivière des Hurons, la rivière L’Acadie et le ruisseau Belœil présentent cependant un habitat de mauvaise qualité (tableau F.4). La présence de pesticides dépassant le critère de protection de la vie aquatique, ainsi qu’un IQBP de 0 pour la rivière des Hurons, font état d’un écosystème dégradé.

Tableau F.4 Indice de santé du benthos pour différentes stations du bassin versant

F.1.3.2 Sensibilisation du public et des utilisateurs du milieu

Il est donc nécessaire de trouver des solutions pour préserver ces milieux naturels d’importance. Voici quelques-uns des pratiques et des projets qui sont mis en place dans le bassin versant :

Plusieurs suggestions de protection des milieux naturels sont fréquemment proposées, mais il est souvent essentiel d’avoir l’appui et l’aide de la population pour que ces projets soient menés à bien. L’aide de la population permet de faire avancer les mentalités plus rapidement et de faire surgir de nouvelles idées puisque les gens connaissent généralement très bien leur région et sont susceptibles de voir les changements se produire dès le début. La concertation publique est d’autant plus importante dans la région du bassin versant de la rivière Richelieu et de la zone Saint-Laurent qu’une grande partie des terres sont privées. De façon générale, les gens veulent collaborer et s’impliquer, mais ils ne connaissent pas les projets ou ne savent pas comment y participer.

Le programme de sensibilisation mis en place au refuge Pierre-Étienne-Fortin est un bel exemple d’action effectuée par le COVABAR pour rejoindre la population. Il y a également les journées de participation aux chantiers de restauration de berges. Il est important de maximiser la conservation des bandes riveraines qui permettent de limiter la pollution et l’apport de sédiments dans les ruisseaux. Pour cela, un travail quotidien doit être effectué auprès des agriculteurs, mais aussi auprès des particuliers, riverains ou non.

F.1.3.3 Les aires protégées

Le gouvernement du Québec a adopté, en décembre 2002, la Loi sur la conservation du patrimoine naturel (L.R.Q. c. C-61.01) qui définit une aire protégée comme ceci :

« … un territoire, en milieu terrestre ou aquatique, qui est géographiquement délimité et dont l’encadrement juridique et l’administration visent spécifiquement à y assurer la protection, et le maintien de la diversité biologique et des ressources naturelles et culturelles associées. »

Depuis 2008, l’Union nationale pour la conservation de la nature (UICN) définit une aire protégée comme :

« Un espace géographique clairement défini, reconnu, consacré et géré, par tout moyen efficace, juridique ou autre, afin d’assurer à long terme la conservation de la nature ainsi que les services écosystémiques et les valeurs culturelles qui lui sont associés. ».

Au Québec, tout territoire correspondant à l’une ou l’autre définition est considéré comme une aire protégée.

La création d’aires protégées vise d’abord à conserver les espèces et leur variabilité génétique, à maintenir les mécanismes naturels et à assurer la survie des écosystèmes. Le Québec compte quelque 1 800 sites naturels qui correspondent à une aire protégée et couvrent près de 5 % du territoire. Sur le territoire du bassin versant de la rivière Richelieu, on retrouve entre autres :

  • la réserve écologique Marcel-Raymond,
  • l’habitat floristique de la Baie-des-Anglais,
  • le Parc national du Mont-Saint-Bruno,
  • le refuge faunique Pierre-Étienne-Fortin,
  • la réserve naturelle Gault-de-l’Université-McGill,
  • le lieu historique national du Canada Fort-Chambly,
  • l’habitat du rat musqué à l’île Ash (rivière Richelieu).
  • l’archipel des îles de Jeanotte et aux Cerfs (rivière Richelieu)
  • la frayère de la rivière aux Pins

En voici quelques-unes, vues de façon plus détaillée :

Réserve écologique Marcel-Raymond

Localisée dans la municipalité d’Henryville, au confluent de la rivière Richelieu et de la rivière du Sud, elle couvre 64 hectares. Plus de la moitié est un marécage arborescent. Son accès est très limité et son principal rôle est d’assurer la protection du chêne bicolore (Quercus bicolor Willd.), une espèce susceptible d’être désignée menacée ou vulnérable au Québec. De plus, on y retrouve sept autres espèces ayant un statut : l’aster fragile (Aster fragilis), le carex faux-lupulina (Carex lupiliformis), le carex massette (Carex typhina), la gratiole dorée (Gratiola aurea), la lysimaque hybride (Lysimachia hybrida), le platanthère à gorge tuberculée variété petite-herbe (Platanthera flava) et la zizanie à fleurs blanches variété à fleurs blanches (Zizania aquatica var aquatica).

Habitat floristique de la Baie-des-Anglais

Se trouvant sur le territoire de la réserve écologique Marcel-Raymond, cet habitat assure la protection du carex faux-luputina (Carex lupiliformis) (voir section 2.2). Cette espèce est désignée menacée depuis 1998 (Jolicœur et Couillard, 2006).

Parc national du Mont-Saint-Bruno

Lac du Moulin, Parc national du Mont-Saint-Bruno
Enviro photo, Sépaq

Ce parc de 5,9 km² offre aux utilisateurs la possibilité de pratiquer une multitude d’activités. Par exemple, on peut y pratiquer la marche en forêt, l’ornithologie, le ski alpin ou le ski de fond et à l’automne, il est même possible d’y cueillir des pommes. En effet, le parc abrite un verger en plus d’une végétation typique des Montérégiennes. Il y a aussi près de 600 espèces de plantes dont une quinzaine sont rares. Plus de 120 espèces d’oiseaux y nichent et plusieurs autres s’y arrêtent pendant leur migration pour un total de 237 espèces différentes observées. En plus d’assurer son rôle de conservation de la faune et de la flore, le Parc permet l’accès à la ressource aux gens tout en les sensibilisant.

Refuge faunique Pierre-Étienne-Fortin

Agent de sensibilisation au refuge faunique Pierre-Étienne-Fortin  
 

L’un des huit refuges fauniques du Québec, il fut créé en 2002. Situé aux rapides de Chambly, il assure principalement la conservation des aires de reproduction du chevalier cuivré (Moxostoma hubbsi), une espèce menacée (voir section 3.3). Cependant, on y retrouve aussi 57 autres espèces de poissons, dont le fouille-roche gris (Percina copelandi), vulnérable au Québec et menacé au Canada, le chevalier de rivière (Moxostoma carinatum), vulnérable au Québec et préoccupant au Canada, et le dard de sable (Ammocrypta pellucida), menacé au Québec et au Canada. Ce territoire de plus de 60 ha est la propriété de Conservation nature Canada et de la ville de Richelieu. En plus d’interdire toute modification physique, chimique et biologique du milieu, le règlement du refuge restreint l’accès des usagers pendant la période de fraie du chevalier cuivré, du 20 juin au 20 juillet (MRNF, 2005). Il est à noter que depuis 2006, une équipe de sensibilisation est déployée par le COVABAR afin de faire mieux connaître la réglementation aux visiteurs et pêcheurs.

Réserve naturelle Gault-de-l’Université-McGill

Réserve naturelle Gault-de-l’Université-McGill

Se trouvant au cœur de la réserve de biosphère du mont Saint-Hilaire, cette réserve couvre 970 ha. On y retrouve plus de 340 types de minéraux différents, 800 espèces de papillons et 13 écosystèmes forestiers exceptionnels. Aussi, il y a plus de 600 espèces de plantes vasculaires, dont deux espèces menacées : la grande asclépiade (Asclepias exaltata) et la claytonie de Virginie (Claytonia virginica). Parmi les 220 espèces de vertébrés qu’on peut y observer, on retrouve le faucon pèlerin (Falco peregrinus anatum), une espèce désignée vulnérable (voir section 3.2). Ses principaux rôles sont de conserver la biodiversité, rendre la ressource accessible au public et encourager la recherche et la formation au niveau universitaire. Afin de pouvoir remplir ses rôles, le mont Saint-Hilaire est divisé en deux sections : une accessible au public et l’autre réservée à la recherche et aux études universitaires. La section ouverte au public permet la pratique de la randonnée pédestre, du ski de fond et de la raquette. Le mont Saint-Hilaire détient également le titre d’aire protégée de catégorie II (réserve intégrale) et III (élément naturel marquant) selon l’Union mondiale pour la nature (UICN). Au niveau national, elle porte aussi le titre de refuge d’oiseaux migrateurs, régi par le Service canadien de la faune d’Environnement Canada. Au niveau régional, le schéma d’aménagement de la MRC de la Vallée-du-Richelieu désigne la réserve Naturelle Gault comme une aire de conservation (Fondation de la faune du Québec).

Le Grand Bois de Saint-Grégoire

Situé dans les municipalités de Marieville, Richelieu, Mont-Saint-Grégoire et Saint-Jean-sur-Richelieu, ce territoire couvre une superficie de 465 ha et renferme plusieurs érablières rouges. La protection de cet endroit permet la sauvegarde de plantes menacées : la phégoptère à hexagones (Phegopteris hexagonoptera), le ginseng à cinq folioles (Panax quinquefolius) et l’aplectrelle d’hiver (Aplectrum hyemale) (voir section 2.2). Au niveau de la faune, un grand nombre d’espèces d’oiseaux ainsi que la salamandre à quatre orteils (Hemidactylium scutatum), une espèce susceptible d’être désignée menacée ou vulnérable, y sont protégés.

© Claude Duchaîne, Air Imex

Îles Jeannotte et aux Cerfs

Acquises à des fins de conservation par Conservation de la nature (section Québec), ces îles sont situées dans la rivière Richelieu dans les limites municipales de Saint-Charles-sur-Richelieu. L’île aux Cerfs a depuis été transférée au MFFP. Cette île boisée, d’une superficie de 13,7 hectares, constitue une aire d’alevinage importante pour les jeunes chevaliers cuivrés, espèce menacée de disparition, le dard de sable, le fouille-roche gris et le chevalier de rivière, trois autres espèces de poisson en situation préoccupante. Les îles Jeannotte et aux Cerfs ne bénéficient toutefois d’aucun statut légal.

Îles Jeannotte et aux Cerfs