En 1989, le gouvernement du Canada a établi les Lignes directrices facultatives pour le contrôle du déchargement du lest liquide des navires se dirigeant vers les Grands Lacs dans le but de réduire le risque d’introduction d’espèces non indigènes par les navires en provenance de l’étranger. Depuis l’instauration de ces nouvelles mesures, dans le bassin Grands Lacs-Saint-Laurent, on a pu constater une diminution d’espèces introduites de près de la moitié, passant de 9 ou 10 espèces par décennie à 5 dans les années 1990 (Environnement Canada, 2006).

En 2004, les gouvernements provinciaux et fédéral ont mis en place des programmes de sensibilisation du public et des professionnels pour limiter ou empêcher la prolifération des espèces exotiques envahissantes dans le cadre de la Stratégie nationale sur les espèces exotiques envahissantes (Environnement Canada, 2004).

La Stratégie englobe tant les organismes terrestres qu’aquatiques. Elle vise à réduire les effets négatifs causés par les plantes exotiques envahissantes tant sur l’environnement et la société que sur l’économie.

Elle repose sur un plan d’action en quatre étapes :

  • la prévention
  • la détection
  • l’intervention rapide
  • la gestion

Ces différentes étapes incluent divers outils, tels que l’éducation et la sensibilisation, l’analyse de risques, les lois et règlements, etc.

En 2006, le gouvernement du Canada a adopté le Règlement sur le contrôle et la gestion de l’eau de ballast (Gazette du Canada, 2006). Ce règlement tend à contrôler l’introduction d’organismes aquatiques nuisibles ou pathogènes dans les eaux du bassin Grands Lacs-Saint-Laurent par une gestion appropriée des eaux de ballast.

Il est du devoir de chaque voyageur de déclarer tout animal (incluant les insectes), plante ou aliment lorsqu’il revient d’un voyage à l’extérieur du pays. Certaines de ces substances sont sans danger, mais d’autres pourraient causer des dommages à l’environnement (ASFC, 2006).

Étant donné que plusieurs omissions de déclaration surviennent, l’Agence des services frontaliers du Canada utilise des chiens détecteurs afin de contrevenir aux entrées illégales de plantes, aliments et animaux.