Qu’est-ce qu’une espèce exotique envahissante ?

Selon le MDDELCC, « Une espèce exotique envahissante est un végétal, un animal ou un micro-organisme (virus ou bactérie) introduit hors de son aire de répartition naturelle et dont l’établissement ou la propagation constitue une menace pour l’environnement, l’économie ou la société ». 

Il faut aussi savoir que le terme « nuisible » est encore utilisé pour qualifier les espèces exotiques envahissantes. Mais, ce terme est devenu obsolète et source des pires excès concernant l’extermination de ces espèces. Par contre, nous ne pouvons pas nier que certaines espèces embarrassent les activités humaines et certains écosystèmes, mais le problème doit être posé différemment.

« Sur notre planète, les espèces vivantes sont intégrées dans des écosystèmes dont elles sont toutes dépendantes et dans lesquels elles jouent chacune un rôle spécifique nécessaire à l’équilibre global. En ce sens, les mots “animaux nuisibles” et “mauvaises herbes” ne sont nullement justifiés.

Certaines populations locales peuvent devenir indésirables par rapport aux objectifs des êtres humains : cultures, élevages, préservation de l’habitation… Leur sureffectif est souvent lié à des déséquilibres causés par les êtres humains, tels des bouleversements de l’habitat, de malencontreuses introductions d’espèces exotiques et l’élimination antérieure des prédateurs naturels. […]

À nous de trouver des solutions qui nous permettent de coexister avec les espèces animales qui assurent les équilibres naturels aussi essentiels pour nous que pour tous les autres organismes vivants. Il suffit d’être plus malin que le renard en maraude pour défendre le poulailler… »

– Hubert Reeves – Président de la Ligue ROC

Depuis que l’homme voyage, il transporte volontairement ou non tout un cortège d’animaux qui peut ainsi s’implanter sur de nouveaux territoires. La plupart des espèces introduites dans un nouvel environnement ne survivent pas et finissent par disparaître, mais quelques-unes, particulièrement résistantes et trouvant là des conditions de vie adaptées, y prolifèrent et deviennent un danger pour leur milieu d’adoption.

Les raisons pour lesquelles l’être humain introduit de nouvelles espèces sont variées, la plupart du temps involontaires et résultant souvent de négligences.

Par exemple, certaines espèces comme la moule zébrée (Dreissena polymorpha) peuvent voyager sur les coques et dans les ballasts des bateaux. Néanmoins, certaines introductions sont volontaires et se font majoritairement pour des raisons économiques et commerciales, c’est le cas de la tanche (Tinca tinca). Bien des espèces exotiques envahissantes sont introduites inconsciemment sur le territoire. Une sensibilisation de la population est donc primordiale pour éviter cette introduction.

Les espèces exotiques envahissantes du bassin versant Richelieu et de la zone St-Laurent

Tanche (Tinca tinca)

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Tanche (Tinca tinca)
Crédit photo : Wikipedia par Viridiflavus

Cette espèce d’Eurasie fut introduite illégalement au Québec à des fins d’élevage en 1986. Elle a été lâchée accidentellement par la vidange d’étangs d’une pisciculture dans la rivière Richelieu au début des années 1990. Elle y a colonisé aussi certaines rivières voisines.

Elle se caractérise comme une espèce très féconde, dotée d’une capacité d’adaptation à diverses conditions environnementales. Sa tolérance aux basses températures fait craindre sa dispersion dans le fleuve Saint-Laurent et le lac Champlain.

La pêche de poissons-appâts étant pratiquée dans la rivière Richelieu, l’invasion de la tanche pourrait atteindre d’autres bassins hydrographiques.

Si son abondance continue à s’accroître, elle risque d’entrer en compétition avec certaines espèces dont plusieurs sont d’intérêts sportif et commercial. Aussi, cette espèce risque d’entrer en compétition avec des espèces menacées ou vulnérables.

Elle occupe, de plus, les herbiers nécessaires à la première année de vie de ces deux espèces. À l’heure actuelle, il est donc important de surveiller l’évolution de la population de la tanche, de suivre son impact sur l’écosystème local et de mettre en place des programmes de sensibilisation de la population sur les menaces de l’introduction d’espèces exotiques sur le milieu naturel local et ses habitants.

D’ailleurs, le MFFP demande aux pêcheurs de ne pas les relâcher et de ne pas les transporter vivantes s’ils en capturent. De plus, il est important d’aviser de l’endroit de la capture et de ne pas utiliser la tanche comme appât.

Moule zébrée (Dreissena polymorpha)

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Moule zébrée (Dreissena polymorpha)
Crédit photo : Wikipedia

Ce petit mollusque bivalve d’eau douce est brun rayé blanc ou beige. Son introduction en Amérique du Nord remonte au milieu des années 1980. Originaire d’Europe, la moule zébrée a été aperçue pour la première fois dans le lac Sainte-Claire en Ontario, dans la région des Grands Lacs. Le déversement des eaux de ballast d’un navire transatlantique provenant de la mer Caspienne, de la mer Noire ou d’autres eaux contaminées, a pu causer sa présence en Ontario.

Cette moule possède des filaments byssus pour s’accrocher aux objets, donc elle est capable de coloniser d’autres étendues d’eau facilement et rapidement grâce aux bateaux de plaisance, aux pêcheurs et aux oiseaux. De plus, elle est très prolifique puisqu’elle peut pondre jusqu’à 320 000 œufs par année. Sa présence a été constatée dans la rivière Richelieu en 1994, avec un pic de colonisation dans la région du Haut-Richelieu. Le bassin de Chambly semble être, pour le moment, une barrière au développement massif de la moule zébrée en aval.

En plus de causer de gros dégâts sur le matériel de plaisance et ses infrastructures, sur les installations de traitements de l’eau et sur les loisirs (coupures dues aux coquilles), la moule zébrée peut aussi apporter des modifications importantes aux écosystèmes qu’elle fréquente. En filtrant une grande quantité d’eau (1l/jour), elle diminue la quantité de phytoplanctons et de zooplanctons. Puisque ceux-ci sont à la base de la chaîne alimentaire de plusieurs autres espèces, cela peut donc entraîner, par la suite, la disparition de certaines espèces indigènes.

La moule zébrée fait partie des espèces visées par la Stratégie nationale sur les espèces exotiques envahissantes (voir section F.6). Pour éviter sa prolifération vers d’autres plans d’eau ou rivières, le gouvernement du Québec propose aux citoyens différentes pratiques à adopter. Entre autres, ils suggèrent de nettoyer les bateaux et les moteurs avant de quitter un plan d’eau, de signaler toutes présences du mollusque et de laver le matériel (MDDEP, 2002).

Gobie à taches noires (Neogobius melanostomus)

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Gobie à taches noires (Neogobius melanostomus)
Crédit photo : Wikipedia par Eric Engbretson, U.S. Fish and Wildlife Service

Ce poisson mesure en moyenne de 8 à 15 cm et possède une nageoire pelvienne unique. Les premières observations remontent à 1990 où il avait été aperçu dans les eaux de la rivière Claire. Ensuite, il a colonisé les Grands Lacs et s’est propagé dans le fleuve Saint-Laurent. Une fois établi, ce poisson de fond n’a pas de difficulté à survivre puisqu’il se reproduit plusieurs fois par été et s’adapte à la mauvaise qualité des eaux. Ces caractéristiques lui permettent de supplanter les poissons indigènes d’autant plus qu’il mange leurs œufs et leurs jeunes.

Pour permettre de limiter sa progression, le MFFP mène depuis quelques années une campagne de sensibilisation pour permettre aux pêcheurs d’identifier ce poisson et de connaître les procédures à effectuer en cas de capture (MRNF, 2002). Dans le cas de capture, les pêcheurs ne doivent jamais remettre les gobies à l’eau vivants ni les utiliser comme appâts.

Butome à ombelle (Butomus umbellatus L.)

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Butome à ombelle (Butomus umbellatus L.)
Crédit photo : Wikipedia par Ivar Leidus

Cette plante exotique envahissante est originaire d’Eurasie et a été identifiée pour la première fois le long du Saint-Laurent en 1897. Il s’agit d’une plante émergente qui croît normalement dans les marais. Elle est souvent répertoriée à partir du lac Saint-Louis jusqu’au lac Saint-Pierre (Environnement Canada, 2003) et aussi sur les rives de la rivière Richelieu où des travaux de caractérisation effectués par le COVABAR ont permis d’en observer plusieurs populations. Par contre, à ce jour, le butome à ombelle ne semble pas nuire gravement à la diversité végétale.

Le butome à ombelle se reproduit par production de graines et multiplication végétative des individus par production de bulbilles. La semence et les bulbilles se disséminent au gré des courants et la graine a une très longue durée de vie, ce qui contribue à sa facilité de dispersion (Environnement Canada, 2003). Grâce au pouvoir reproducteur élevé de cette plante, l’envahissement pourrait augmenter rapidement.

Il n’existe aucune étude permettant de connaître les effets de la colonisation des milieux humides par le butome à ombelle sur la végétation indigène. Toutefois, toutes ces caractéristiques laissent entrevoir un possible envahissement au détriment des espèces indigènes (Environnement Canada, 2003; Environnement Canada, 2007). On le rencontre régulièrement dans la zone Saint-Laurent et le bassin versant.

Châtaigne d’eau (Trapa natans)

Châtaigne d’eau (Trapa natans)
Crédit photo : Wikipedia par Georg Schramayr

Cette plante ornementale est d’origine eurasienne et africaine. Elle a été introduite volontairement à la fin du 19e siècle dans le nord-est des États-Unis. Sa première mention dans le sud du lac Champlain remonte à plus de 70 ans. En 1997, on note sa présence dans la rivière du Sud, un affluent de la rivière Richelieu. Ce n’est que cinq ans plus tard qu’elle fait son apparition dans la rivière Richelieu.

Depuis, on craint qu’elle se répande dans d’autres cours d’eau du sud du Québec. Son épais couvert de végétation flottante bloque la lumière, nuit à la biodiversité du milieu ainsi qu’à la pratique d’activités récréatives telles que la pêche et la baignade.

Elle constitue une menace très importante pour le milieu aquatique, car :

  • elle nuit à la flore et à la faune indigène en créant un déficit en oxygène dans le cours d’eau;
  • elle perturbe sérieusement la biodiversité du milieu où elle s’implante et celui-ci subit des pertes irrémédiables;
  • l’épais couvert de végétation qu’elle crée rend impraticables la navigation, la pêche, la chasse, la natation, etc. Ses fruits épineux peuvent aussi être dangereux pour les pieds des baigneurs.

Des campagnes d’arrachage manuel ont été effectuées en 2000 et 2001. Ces dernières n’étant pas suffisantes, de l’arrachage mécanique a eu lieu au cours de l’été 2002. D’ailleurs, des campagnes de contrôle de la châtaigne d’eau se poursuivent annuellement depuis cette période. Il est important d’être déterminé et persistant, car même après avoir passé 12 années sous l’eau, les graines de cette plante peuvent encore germer.

Hydrocharide grenouillette (Hydrocharis morsus-ranae)

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Hydrocharide grenouillette (Hydrocharis morsus-ranae)
Crédit photo : Wikipedia par Christian Fischer

L’hydrocharide grenouillette se retrouve entre autres dans la rivière aux Pins. Il s’agit d’une petite plante d’Eurasie introduite à Ottawa à des fins ornementales et qui a rapidement colonisé le St-Laurent et ses tributaires. Elle se reproduit de façon végétative grâce aux bourgeons fixés à ses racines qui finissent par tomber au fond du cours d’eau. L’hydrocharide pourrait diminuer la diversité des plantes submergées par compétition pour la lumière (Biofilia, 2012).

Myriophylle à épi (Myriophyllum spicatum)

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Myriophylle à épi (Myriophyllum spicatum)
Crédit photo : Pêches et Océans Canada

Le myriophylle à épis est une plante submergée provenant d’Eurasie dont la multiplication peut se faire de façon végétative ou par ses graines. Il diffère des autres myriophylles par le nombre de divisions de ses feuilles. Il peut constituer une véritable prairie au fond des cours d’eau. Sa tige molle lui permet de se balancer au rythme du courant. Le myriophylle à épis a été retrouvé dans la rivière aux Pins.

Nerprun cathartique (Rhamnus cathartica L.)

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Nerprun cathartique (Rhamnus cathartica L.)
Crédit photo : Wikipedia par Xemenendura

Le nerprun cathartique est un arbuste touffu pouvant mesurer six mètres de haut. Les feuilles, opposées et dentées, présentent des nervures s’arquant vers la pointe de la feuille. Ses fruits sont des drupes noires. On le retrouve dans les champs abandonnés, à la lisière des forêts et le long des clôtures.

Au Québec, il se trouve surtout dans la partie sud-ouest de la plaine du Saint-Laurent. Provenant d’Europe et planté comme arbuste ornemental, il s’est répandu grâce à dispersion de ses graines par les oiseaux. En plus de faire compétition à la flore locale, il présente aussi un refuge hivernal pour le puceron du soya (Néron, 2004).

Phragmite (roseau commun) (Phragmites australis)

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Phragmite (roseau commun) (Phragmites australis)
Crédit photo : Wikipedia par Le.Loup.Gris

Cette plante est mondialement étendue (à l’exception de l’Antarctique). Au Québec, on en retrouve deux variétés, l’une est indigène et l’autre est européenne. C’est cette dernière qui cause le plus de problèmes et qui est la plus envahissante. C’est au début des années 1970 que cette plante a commencé à réellement prendre de l’expansion dans le sud-ouest du Québec.

Cette plante vivace peut mesurer jusqu’à 5 m de haut et se reproduit par rhizome. On la retrouve dans les milieux ouverts, les marais, en bordure des routes et des champs, etc. Elle s’adapte facilement, aussi bien à la sécheresse qu’à l’inondation. De plus, elle est très résistante et combative, ce qui nuit aux autres espèces végétales.

Il est difficile d’enrayer le phragmite une fois qu’il est installé. Cependant, M. Claude Lavoie, professeur-chercheur au Centre de recherche en aménagement et développement de l’Université Laval, propose certaines façons de faire (Olivier, 2006). Il suggère de couper les tiges en août et d’ensuite les brûler. Une fois que la plante a été coupée, l’utilisation de pesticide (glyphosate) sur plusieurs années peut s’avérer une solution efficace. Néanmoins, M. Lavoie précise qu’il s’agit de pesticide, alors il faut évaluer ce qui constitue la plus grande menace pour l’environnement : les pesticides ou la propagation de phragmites.

Le phragmite est abondant dans le bassin versant et la zone St-Laurent.

Renouée japonaise (Reynoutria japonica)

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Renouée japonaise (Reynoutria japonica)
Crédit photo : Wikipedia par harum.koh de Kobe, Japon

Il s’agit encore une fois d’une plante exotique originaire d’Asie, introduite comme plante ornementale sur les côtes américaines vers la fin du 19e siècle. Cette plante vivace est extrêmement résistante et pratiquement impossible à éradiquer.

L’Union Internationale pour la conservation de la nature a même inscrit la renouée japonaise sur la liste des 100 plantes les plus envahissantes de la planète. Elle se multiplie de façon végétative à partir de minuscules fragments de tige ou de racine, qui eux, peuvent demeurer en dormance jusqu’à 10 ans enfouis dans le sol.

Sa croissance est très rapide et elle libère des toxines dans le sol qui inhibent le développement des autres végétaux en périphérie (Godmaire et Côté, 2006).

Dans le bassin versant de la rivière, cette plante est présente surtout en milieu urbain où elle est utilisée en horticulture, mais puisqu’elle possède des caractéristiques lui permettant d’envahir très férocement les milieux naturels, il est conseillé de tenter de l’arracher des plates-bandes et de surtout de ne pas en planter de nouveaux spécimens.

Des travaux de caractérisation des berges ont permis au COVABAR d’en répertorier quelques populations sur les berges du ruisseau Saint-Louis ainsi qu’à Saint-Jean-sur-Richelieu, ce qui laisse présager un envahissement à plus grande échelle.

Salicaire pourpre (commune) (Lythrum salicaria)

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Salicaire pourpre (commune) (Lythrum salicaria)
Crédit photo : Wikipedia par H. Zell

Cette plante fut introduite de l’Asie et de l’Europe il y a plus d’un siècle à des fins d’horticulture. Cette plante ornementale peut mesurer jusqu’à deux mètres de haut. Elle pousse dans toutes les provinces canadiennes, mais on la retrouve en plus grand nombre en Ontario et au Québec.

Il est possible de l’observer dans les milieux humides, tels que les fossés et les bordures des lacs. Elle ne possède aucun compétiteur ou prédateur, donc elle nuit aux plantes indigènes et contribue à l’appauvrissement de la diversité biologique du milieu. Elle peut aussi entraîner l’assèchement des marais. De plus, la salicaire ne fournit pas un habitat propice aux mammifères aquatiques, ce qui démontre que sa présence constitue une réelle menace.

Aucun herbicide n’a été approuvé au Canada pour combattre son envahissement, donc la façon de s’en départir est d’éliminer la plante en entier (MDDEP, 2002). Il est important d’arracher les racines en entier et de ne pas échapper de bouts de la plante, car elle pourrait repousser. La coupe des fleurs avant la germination peut constituer un bon moyen de contrôle. Selon le MDDEP (2002), son impact serait toutefois moins grand que celui du phragmite commun. Cette plante s’observe autant dans le bassin versant que dans la zone St-Laurent.

Agrile du frêne (Agrilus planipennis)

Agrile du frêne (Agrilus planipennis)
Crédit photo : Wikipedia par USDA-APHIS

L’agrile du frêne est un insecte nuisible qui s’attaque aux frênes et qui peut les détruire en aussi peu que deux ans. Originaire de l’est de l’Asie, l’agrile du frêne a été observé pour la première fois en 2002 en Ontario et aux États-Unis.

En juin 2008, L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) a confirmé la présence de l’agrile du frêne dans la région de la Montérégie, plus précisément sur l’île Demers à Carignan (Bérubé, 2008). La propagation de l’agrile du frêne est habituellement causée par le déplacement de matières infestées, en particulier du bois de chauffage.

Le déplacement de ces matières en d’autres lieux peut entraîner la propagation de cet insecte à de nouvelles régions.

Ce sont les larves de cet insecte qui creusent des galeries sous l’écorce des frênes qui finissent par empêcher l’eau et les nutriments de se propager adéquatement dans l’arbre. Les coléoptères adultes émergent au printemps et infestent le même arbre ou un frêne à proximité.

Cette propagation naturelle permet à l’agrile du frêne de se disperser de seulement quelques kilomètres par année. Cependant, la propagation artificielle, lorsque des produits du frêne et du bois de chauffage infestés sont déplacés, peut favoriser la propagation de l’agrile du frêne à de nouvelles régions comme il en a été le cas à l’île Demers où du bois de feu de camp a été rapporté de sites infestés de l’Ontario et des États-Unis (ACIA, 2008).