À leur arrivée, les colons durent adapter leurs techniques et le type de culture aux conditions québécoises. Les terres étant très fertiles, l’agriculture ne cesse de se développer à l’intérieur du bassin versant depuis l’arrivée des colons.

Néanmoins, elle a beaucoup changé depuis. En 1790, ils y cultivaient principalement le blé, les pois et l’avoine (Filion et coll., 2001).

Dans les premières décennies du 19e siècle, la culture de céréales ne cessa de prendre de l’expansion.

Par la suite, la culture du foin fut au cœur de nombreuses transactions avec les Américains entre 1875 et 1930. Ceux-ci, ayant besoin de foin afin de nourrir leurs vaches laitières, remontaient la rivière Richelieu afin de venir chercher des balles de foin à Saint-Jean, Henryville et Lacolle. Parfois, ils empruntaient même la rivière du Sud.

La crise des années 30 amena un grand changement dans le monde agricole. En effet, les cultures de foin laissèrent la place à l’industrie laitière et à l’élevage de bétail et de volailles.

Agriculteurs de la Vallée-du-Richelieu (1951)
Source : Bibliothèque et Archives nationales

Dans les années 60, la région connut un autre grand changement agricole : le début de la spécialisation intense. Le nombre de fermes diminua alors afin qu’un plus petit nombre d’agriculteurs puissent posséder de plus grandes superficies et augmenter leur capacité de production.

De plus, les agriculteurs se spécialisèrent afin d’être le plus productifs possible et d’ailleurs, on commença à parler davantage de « producteurs agricoles » que « d’agriculteurs ».

Les terres agricoles ont vu leur valeur augmenter considérablement étant donné la raréfaction des terres à haut rendement agricole et le phénomène d’urbanisation apparaissant en Montérégie.