Les embarcations à moteur peuvent cependant être une source de conflits. Le bruit causé par ces dernières est une nuisance pour les autres utilisateurs et citoyens ayant un terrain riverain. De nombreux riverains se sont plaints au cours des dernières années dans certains secteurs plus problématiques, par exemple, dans le secteur des îles Jeannotte et aux Cerfs.

La forte présence de bateaux crée une pression. En effet, les gens désirant se balader aux abords de la rivière Richelieu pour profiter du paysage paisiblement se voient privés de ce plaisir puisque cette rivière devient fréquemment une autoroute maritime par les belles fins de semaine estivales.

De plus, le brassage des eaux produit par le mouvement des bateaux motorisés nuit aux activités de pêche, de canotage et de plongée sous-marine et les vagues produites augmentent l’érosion des berges.

Pour pallier ces problèmes, en 1999, le Groupe Actif en Environnement (D’Auteuil, 1999) faisait quelques recommandations telles que :

  • établir des limites de vitesse pour permettre l’émission de contraventions;
  • assurer un meilleur contrôle des activités nautiques;
  • favoriser la navigation de plaisance non motorisée.

Lors de la forte présence de bateaux motorisés, la cohabitation avec des embarcations non motorisées devient difficile et parfois dangereuse. La Route bleue du Grand Montréal, une initiative des ZIP Accès Fleuve Comité ZIP Ville-Marie et le Comité ZIP Jacques-Cartier, est un bel exemple de valorisation d’embarcation non motorisée sur le fleuve Saint-Laurent (Route bleue du grand Montréal, 2014).

Carte C.6 Plages, épaves, marinas et quais présents dans le bassin versant