Dans le bassin versant de la rivière Richelieu

Chaque saison estivale, le Ministère invite les exploitants de plage à participer au programme Environnement-Plage.

Grâce à ce partenariat, le Ministère et les participants au programme sont ainsi en mesure d’informer la population de la qualité bactériologique des eaux de baignade des plages participantes et, ainsi, de permettre à la population de profiter de ces lieux, pleinement et en toute quiétude.

La plus grande quantité des plages et sites de baignade est située sur des lacs artificiels à l’intérieur de campings privés (carte  C.6). Le tableau C.17 montre les plages du bassin versant et la qualité de leur eau mesurée dans le cadre du Programme Environnement-Plage du MDDELCC (MDDEP, 2013). On remarque que les plages qui participent au Programme ont des eaux de qualité allant de bonne à excellente.

Notez qu’aucun suivi de la qualité de l’eau de baignade n’est fait pour la rivière Richelieu, mais de nombreuses personnes s’y baignent lors de leur promenade en bateau.

Tableau C.17 Classification de la qualité bactériologique des eaux de baignade

Fermeture de plages

Il arrive que les plages doivent être fermées lorsque la qualité de l’eau est mauvaise ou lorsqu’on note la présence de cyanobactéries. Toutefois, les lacs du bassin versant de la rivière Richelieu sont peu touchés par ce phénomène et rares sont les sites de baignade ayant subi une fermeture, les lacs étant majoritairement artificiels.

Dans la zone du fleuve Saint-Laurent

Grâce à des interventions, la qualité bactériologique des eaux des rivières et du fleuve Saint-Laurent s’est améliorée. Certains sites de baignade, qui avaient été délaissés il y a plusieurs années à cause de leur mauvaise qualité, sont aujourd’hui sécuritaires et de nouveau accessibles à la population (Hébert, 2009).

Depuis 2003, 16 sites au Québec ont été sélectionnés comme sites sentinelles et font l’objet d’un suivi hebdomadaire (du mois de juin à la fin du mois d’août). Trois de ces stations sont situées dans la zone Saint-Laurent (tableau C.18). 

Quelques explications aux résultats retrouvés dans le tableau C.18 doivent être apportées.

La qualité bactériologique de l’eau à la pointe ouest de l’île Charron était bonne en 2008, par contre, elle avait toujours été classée comme excellente depuis 2003. Ce site est peu influencé par les débordements des réseaux d’égouts. Ce sont plutôt les fortes précipitations de l’été 2008 qui expliqueraient la situation.

Pour la station de Varennes, qui présente une mauvaise qualité, la variabilité interannuelle de la qualité de l’eau est plus importante (tableau C.19). Une plus grande influence des précipitations et des débordements des réseaux d’égouts, qui se produisent en amont, y sont liés.

Le dernier site, situé à Tracy, présente une bonne qualité bactériologique et varie peu d’une année à l’autre, ayant obtenu une cote excellente en 2007 et bonne au cours des étés antérieurs (Hébert, 2009).

Tableau C.18 Potentiel pour la baignade, été 2009, pour les sites présents sur le territoire de la zone Saint-Laurent

Tableau C.19 Potentiel pour la baignade de 2003 à 2009, pour les sites présents sur le territoire de la zone Saint-Laurent

Au tableau C.19, il est possible d’observer la variation temporale (2003 à 2009) du potentiel pour la baignade, et ce, pour les trois stations sentinelles localisées sur le territoire.

Pour les stations de l’île Charron et de Tracy, le potentiel est toujours très bon, avec un pourcentage du temps où la baignade aurait été sécuritaire variant de 80 à 100 %.

La station de Varennes a par contre une variation plus grande de son potentiel de baignade, variant de très faible à très bon et avec un pourcentage du temps où la baignade aurait été sécuritaire de 40 à 80 %. Cette station présente une certaine variabilité interannuelle. La qualité bactériologique semble fortement influencée par les précipitations et par les débordements des réseaux d’égouts par temps de pluie (Hébert, 2007).

 « Depuis 2010, ce programme est donc interrompu jusqu’à ce que certaines interventions majeures soient réalisées, notamment la désinfection des eaux usées de Montréal et la construction de bassins de rétention supplémentaires à Québec. Le programme de suivi sera donc repris éventuellement et devrait permettre de mettre en évidence une nette amélioration de la qualité bactériologique du fleuve » (Plan Saint-Laurent, 2014).

Plongée sous-marine et archéologie

La rivière Richelieu, ayant été historiquement une importante voie d’échanges commerciaux et militaires, est aujourd’hui riche en épaves de toutes sortes (carte C.6).

La rivière Richelieu serait ainsi un des sites de plongée sous-marine les plus populaires du sud du Québec. On y retrouve une quantité de sites archéologiques sous-marins comprenant des épaves, d’anciens quais et des dépôts d’artefacts.

Le secteur amont de la rivière est plus fourni en épaves puisque cette zone à vocation militaire a vécu plusieurs batailles. En aval de Chambly, on trouve plusieurs anciens quais submergés, mais peu d’épaves.

Le secteur entre le lac Champlain et Saint-Jean-sur-Richelieu est propice aux plongées sous-marines. En effet, le faible courant de l’eau, la bonne visibilité et la bonne quantité des sites à voir en font une destination de choix.

Impact de la turbidité de l’eau sur la plongée sous-marine

L’attrait d’un site de plongée sous-marine est grandement tributaire de la visibilité sous l’eau. Ainsi, le taux de matière en suspension a un impact direct sur la qualité du site.

Le chapitre concernant la qualité de l’eau de la rivière Richelieu montre que la section en amont de Saint-Jean-sur-Richelieu possède une eau d’excellente qualité confirmant du même coup la qualité de ce site.

Toutefois, en aval, les apports en sédiments des affluents du Richelieu tels que la rivière du Sud, des Hurons, L’Acadie ou Belœil diminuent la visibilité sous-marine du Richelieu. La plongée sous-marine dans certaines sections de la rivière pourrait donc être menacée par ce facteur.