Il est présentement difficile de quantifier l’impact de l’eau de ruissellement urbain sur la qualité de l’eau.

Le cas de la rivière aux Pins

L’étude sur la rivière aux Pins (section B.4.4.1) permet de comprendre que l’impact du milieu urbain sur la qualité de l’eau peut être important. En effet, on observe un apport considérable en phosphore dans l’eau à proximité de sorties d’égout pluvial. En présence d’un système séparatif, les eaux de pluie sont dirigées directement vers le cours d’eau sans traitement.

Lac de la cité de Longueuil

La problématique de la présence de cyanobactéries au Lac de la Cité de Longueuil est une autre illustration de l’impact des eaux de ruissèlement sur les cours d’eau. Ce lac est en réalité un bassin de rétention (Ville de Longueuil) qui récolte l’eau de pluie du quartier. La présence de cyanobactéries est favorisée par l’apport accru en phosphore.

Ce bassin de rétention possède une station de traitement des eaux, cependant, au cours des dernières années, des bris mécaniques l’ont empêché de bien fonctionner, ne permettant pas de faire le traitement prévu de l’eau avant son arrivée dans le bassin.

Les effluents urbains peuvent contenir :

  • du sable, des débris et des solides en suspension qui peuvent modifier la couleur de l’eau, la rendre impropre aux utilisations récréatives, domestiques et industrielles, et même étouffer et contaminer la vie végétale et animale au fond du plan d’eau récepteur;
  • des pathogènes (bactéries, parasites et virus) qui peuvent rendre l’eau impropre à la consommation, à la baignade et à d’autres usages récréatifs, et contaminer les crustacés et les mollusques;
  • des déchets organiques en décomposition qui épuisent l’oxygène dissout dans l’eau et menacent la survie des poissons et des autres organismes aquatiques;
  • des éléments nutritifs tels des fertilisants qui stimulent la croissance des algues et d’autres végétaux aquatiques de façon excessive. Il en résulte la production d’odeurs désagréables et l’apparition de problèmes esthétiques. Les éléments nutritifs réduisent la biodiversité et, dans certains cas, entraînent une contamination toxique des crustacés et des mollusques;
  • environ 200 produits chimiques différents répertoriés, tels que de l’huile, de la graisse, des résidus d’usure des pneus, des métaux lourds, des pesticides, fertilisants et autres produits industriels toxiques. Un grand nombre de ces produits peuvent être la cause d’une toxicité aiguë ou chronique chez les organismes aquatiques et poser un risque pour la santé humaine (Environnement Canada, 2001).