Élévation de la température

Les effluents d’eaux usées urbaines peuvent faire monter la température de l’eau car ils sont généralement plus chauds que l’eau des plans d’eau dans lesquels ils sont déversés. Les surfaces urbaines chaudes, telles que les routes et les toits, réchauffent les eaux pluviales lors du ruissellement de celles-ci.

Étant donné que les formes de vie aquatique ont des plages thermiques et des limites de tolérance propres, une élévation de la température moyenne d’un plan d’eau peut avoir des impacts écologiques importants, dont des changements dans la variété et l’abondance des espèces, une prolifération algale accrue et même une augmentation de la toxicité de certaines substances telle que l’ammoniac (Environnement Canada, 2001).

Augmentation du débit d’eau

Le débit d’eau est l’un des facteurs physiques les plus importants qui déterminent la structure des habitats aquatiques. Une augmentation ou une variation du débit des eaux de ruissellement et des effluents d’eaux usées urbaines peuvent entraîner des modifications des habitats dans toutes les eaux réceptrices.

Les effets environnementaux de l’augmentation du débit des eaux usées sont entre autres les inondations, l’érosion des berges et l’érosion du lit des cours d’eau, qui, tous, dégradent l’habitat (Environnement Canada, 2001).

Contamination bactériologique et chlore

Les zones récréatives proches des rives peuvent être facilement contaminées par des microorganismes s’ils sont présents dans les eaux pluviales et les eaux d’égout insuffisamment traitées. Le contact avec des eaux contaminées par des microbes peut causer des troubles gastro-intestinaux et des infections mineures de la peau, des yeux, des oreilles, du nez et de la gorge.

Pour s’assurer de l’absence des microorganismes dans l’eau potable et les eaux usées, les eaux sont souvent traitées au chlore pour être désinfectées.

Paradoxalement, un autre risque potentiel des effluents d’eaux usées urbaines pour la santé humaine est lié à cette utilisation du chlore. Le grand pouvoir oxydant du chlore le fait réagir avec les matières organiques naturelles de l’eau brute pour donner des centaines de composés organiques chlorés, appelés sous-produits de la chloration. Les plus courants d’entre eux sont les trihalométhanes (THM) qui forment un groupe de produits chimiques incluant le chloroforme, le bromodichlorométhane, le chlorodibromométhane et le bromoforme.

Des tests sont effectués pour vérifier la présence de ces résidus. Le Règlement sur la qualité de l’eau potable prévoit que lorsque les eaux délivrées par un système de distribution font l’objet d’un traitement de désinfection en continu par le chlore, elles doivent avoir une teneur en chlore résiduel libre de moins de 0,3 mg/l à la sortie de l’installation de traitement (LRQ c Q-2, r. 40 a.8).

Dégradation de l’esthétisme

Enfin, la pollution visuelle (couleur des eaux, déchets, etc.) contribue à la dépréciation esthétique des cours d’eau urbains (Vaillancourt et Guertin, 1999), ce qui contribue à la diminution de la qualité du paysage (voir section Paysage).