La forêt est de moins en moins présente dans la zone Saint-Laurent, étant exposée à de nombreuses pressions de développement du territoire. Les principaux boisés présents sont voués à la conservation ou sont des érablières. Il n’y a pas de réelle industrie forestière. Puisqu’il ne reste que quelques îlots forestiers, il est donc important de voir à les préserver. Voici quelques boisés, dont plusieurs intervenants voient à leur conservation. La carte I.3 et I.4 illustrent les endroits où il y a eu des pertes de superficie forestière au cours des dernières années.

Le boisé de Verchères

Le boisé de Verchères est situé dans la MRC de Marguerite-D’Youville (municipalités de Verchères, Varennes, Saint-Amable, Sainte-Julie et Calixa-Lavallée), plus précisément entre l’autoroute 30 et Saint-Amable, en milieu agricole. Ce boisé a une superficie de 3 404,1 hectares, ce qui en fait l’un des massifs boisés les plus importants de la Montérégie (notamment en milieu agricole et à proximité de Montréal) (Nature-Action Québec, 2007).

Ce boisé est composé de peuplements de feuillus (érables rouges et érables à sucre) et mixtes (érables rouges et résineux mélangés). Il ne faut pas négliger la présence de peuplements résineux (pruches, sapins baumiers, pins blancs et épinettes rouges), qui sont relativement peu abondants en Montérégie (Nature-Action Québec, 2007).

Le boisé de Contrecœur

Depuis juin 2009, une partie du boisé de Contrecœur (42 hectares) est protégée et sera conservée à perpétuité, suite à l’acquisition faite par la Ville de Contrecœur et Nature-Action Québec. La portion protégée correspond à une zone boisée riveraine (zone forestière résiduelle intacte au bord du fleuve). Cette protection s’inscrit dans la démarche intégrée de développement et de mise en valeur du Parc régional des Grèves, touchant aux municipalités de Contrecœur et Sorel-Tracy (Nature-Action Québec, 2009).

Le boisé du Tremblay

Espèces à statut précaire dans le boisé du Tremblay

Végétaux
Carex folliculé (Carex folliculata)
Caryer ovale (Carya ovata)
Dryoptère de Clinton (Dryopteris clintoniana)
Chêne bicolore (Quercus bicolor)

Avifaune
Hibou des marais (Asio lammeus)
Martinet ramoneur (Chaetura pelagica)
Quiscale rouilleux (Euphagus carolinus)

Entomofaune
Monarque (Danaus plexippus)
Lasius minutus (Lasius minutus)

Le boisé du Tremblay, situé à Longueuil (à mi-chemin entre le fleuve Saint-Laurent et le mont Saint-Bruno), a une superficie de 600 hectares et il représente un des plus beaux, des plus riches et des plus vastes milieux naturels encore présents en Montérégie. Une partie du boisé est constituée de vieilles forêts (une érablière à sucre et deux prucheraies) (Nature-Action Québec, 2007).

Une grande portion du boisé est présentement en régénération, puisqu’anciennement elle était cultivée. De jeunes forêts prennent donc la place et sont principalement constituées d’érables et de peupliers faux-tremble. Des aubépines, espèce peu abondante au Québec, parsèment les bordures des différents habitats. Il y a également présence de quelques milieux humides (champs d’herbes hautes et marais) (Nature-Action Québec, 2007).

La présence de ce boisé et de la diversité des habitats présents favorise l’établissement d’une faune abondante et variée, en plus des reptiles et des amphibiens. La rainette faux-grillon, espèce désignée vulnérable et en voie de disparition, s’y retrouve (Nature-Action Québec, 2007).

Ce boisé fait face à de nombreuses pressions, provenant du développement industriel, résidentiel et agricole qui l’entoure.

PHOTO

Carte I.3 Perte de superficies boisées dans la partie nord de la zone Saint-Laurent

Carte I.4 Perte de superficies boisées dans la partie sud de la zone Saint-Laurent