La banque de données sur la qualité du milieu aquatique (BQMA) nous fournit les résultats de la compilation des campagnes d’échantillonnage réalisées par le MDDELCC dans le bassin versant de la rivière Richelieu. Ces informations sont contenues dans une base de données mise à la disposition des organismes de bassin versant dans le cadre de la réalisation du PDE. De plus, des données ont pu être récoltées dans le cadre des divers projets de sous-bassin versant qui ont eu lieu sur le territoire (bassin versant des Hurons, L’Acadie, Lacolle, Coderre, Belœil).

Durant les périodes d’échantillonnage, une série de paramètres physicochimiques et bactériologiques ont été relevés de façon mensuelle dans plusieurs stations réparties le long du cours principal de la rivière Richelieu et sur certains de ses tributaires (carte B.4) : 

  • Qualité bactériologique et physicochimique : six stations Réseau-rivières en service et sept stations Réseau-rivières historiques (1988-1990 et 2006-2009), et 15 stations dans le bassin versant de la rivière L’Acadie (2014) mesurant les concentrations en azote et phosphore pour le bassin de la rivière Richelieu, et 10 stations Réseau-Fleuve dans la zone St-Laurent en plus de six stations d’IQBP sur la rivière aux Pins indépendantes du Réseau-Rivière;
  • Substances toxiques : 10 stations de détection et mesure de substances par suivi de cellules à dialyse et de mousses aquatiques (1995), neuf stations d’analyse des substances toxiques accumulées dans la chair des poissons (1995),
  • PPSP : deux stations de détection de produits pharmaceutiques et de soins personnels et hormones (2008-2009);
  • Pesticides : deux stations dont l’une ne fournit que des résultats préliminaires à la date de remise du PDE.
Carte B.4 Données de qualité de l’eau

L’indice de qualité biologique et physicochimique (IQBP)

L’IQBP6 est un indice synthétique mis au point en 1996 par le ministère de l’Environnement et de la Faune du Québec, aujourd’hui le MDDELCC, pour les rivières du Québec. Cet indice utilise six descripteurs conventionnels afin d’évaluer la qualité générale de l’eau des rivières.

Ces descripteurs sont le phosphore total (PTot), les coliformes fécaux (CF), les matières en suspension (MES), l’azote ammoniacal (NH3), les nitrites-nitrates (NOx), et la chlorophylle α totale (CHLAT). Chaque descripteur est mesuré séparément, et sa mesure convertie en sous-indice.

Le descripteur ayant la plus faible valeur est celui qui est utilisé pour l’établissement de la cote IQBP. Le pointage final attribué à chaque descripteur correspond à la médiane des cotes individuelles calculées pour la station.

Cependant, en ce qui concerne la valeur de l’IQBP pour une station donnée, ce n’est pas la médiane qui est prise en compte, mais les valeurs les plus basses afin de garantir un niveau de risque acceptable.

Plus l’indice de qualité est faible, plus les recommandations relatives aux usages de l’eau sont restrictives.

L’IQBP se divise en cinq classes correspondant chacune à une catégorie de risque associé à l’usage de l’eau (tableau B.6; Hébert, 1996).

IQBPClasses de qualitéInfluence sur les usages
80 – 100 Bonne Permet généralement tous les usages, y compris la baignade
60 – 79 Satisfaisante Permet généralement la plupart des usages
40 – 59 Douteuse Risque de compromettre certains usages
20 – 39 Mauvaise Risque de compromettre la plupart des usages
0 – 19 Très mauvaise Risque de compromettre tous les usages

Tableau B.6 Pointage de l’IQBP et classe associée

Anciennement, sept facteurs étaient considérés pour le calcul de l’IQBP. Cependant, la turbidité de la rivière Richelieu étant naturellement élevée, il a été choisi, par le ministère, de ne plus prendre en considération ce paramètre pour le calcul de l’IQBP afin de ne pas fausser les résultats.