Constat général

La présence de PPSP dans les eaux de surface préoccupe de plus en plus la population. Leur utilisation n’est d’ailleurs pas appelée à décroître. Une étude a été réalisée dans plusieurs cours d’eau de la province afin de documenter la présence de PPSP et d’hormones dans les réseaux d’eau potable. Les produits pharmaceutiques et personnels comprennent les médicaments (d’ordonnance ou non) et les produits d’hygiène personnelle et cosmétiques.

Situation dans la zone Richelieu/Saint-Laurent

La rivière Richelieu a fait l’objet d’un suivi en 2008 et 2009. En tout, 16 PPSP et hormones ont été détectés dans les effluents de la station d’épuration située à Mont-Saint-Hilaire. Parmi ceux-ci, on dénombre trois antibiotiques, deux anti-inflammatoires, un hypolipémiant, un antiseptique, un antiépileptique et six hormones.

Causes potentielles

Les PPSP proviennent des effluents des ouvrages d’assainissement. Bien que les produits pharmaceutiques et leurs métabolites puissent se retrouver dans les égouts domestiques après y avoir été rejetés par élimination naturelle, un trop grand nombre de personnes ont encore le réflexe de se débarrasser de leurs médicaments en les jetant dans l’évier ou dans les toilettes.

Conséquences

Ces produits sont créés pour agir sur le corps et ne sont donc pas sans risque pour les espèces. Malheureusement, leurs effets et leur synergie sont encore méconnus.

Conclusion (limites et données manquantes)

L’intérêt porté à la présence de ces substances dans les eaux de surface est relativement récent et les connaissances de leurs effets, pris individuellement ou en synergie, sont fragmentaires. Il convient donc d’assurer un suivi des nouvelles données qui pourraient nous renseigner davantage sur cette problématique.