La qualité des eaux du bassin versant de la rivière Richelieu laisse à désirer.

Dans la zone Saint-Laurent, les échantillonnages effectués dans le cadre du Réseau-fleuve font état de résultats moins préoccupants, mais dont il convient de surveiller l’évolution.

Les résultats obtenus lors du suivi de la qualité de l’eau de la rivière aux Pins indiquent une eau de très mauvaise qualité pour la plupart des critères analysés. La contribution des tributaires de la zone Saint-Laurent ne peut donc être niée.

Les stations d’épuration du territoire, bien que conformes, rejettent malgré tout des charges considérables de phosphore, de MES et de coliformes fécaux dans les cours d’eau de la zone et du bassin versant, ce qui peut expliquer l’importance des concentrations observées.

Dans les zones à forte densité démographique, les surfaces imperméables et le ruissellement urbain sont responsables des concentrations élevées en MES, phosphore et coliformes fécaux, surtout suite à un épisode de pluie.

En milieu agricole, la pollution diffuse est très importante, car les pratiques agricoles sont peu soucieuses de l’environnement et les bandes riveraines sont généralement déficientes. Les principales contaminations de l’eau concernent les coliformes fécaux, le phosphore et les MES/turbidité, sans parler des pesticides.

Plusieurs données et connaissances restent à acquérir afin d’avoir une meilleure compréhension de la situation. Les dépassements ou les concentrations élevées de divers contaminants pourraient être expliqués, du moins en partie, par certains événements météorologiques. Une analyse parallèle de ces événements serait donc à effectuer.

Il faudrait également pallier la méconnaissance des industries du territoire, des contaminants associés et de leurs points de rejet dans le réseau hydrique. Une meilleure connaissance des déversements en hydrocarbures, quelles qu’en soient les causes, serait aussi souhaitable.

En ce qui concerne l’IQBP, la création de stations supplémentaires sur le territoire permettrait de mieux comprendre les problèmes de contamination. Aussi, des échantillonnages plus réguliers dans les stations du Réseau-fleuve donneraient un aperçu plus juste de la situation.

Finalement, le suivi de la qualité de l’eau sur des petits tributaires, comme la rivière aux Pins, devrait se poursuivre sur au moins trois ans afin de pouvoir dégager des tendances.