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Mulettes – Les moules d’eau douce en très fort déclin (correction)

Mulettes (moules d'eau douce)
Travail d’inventaire le long des berges de la rivière Richelieu

NOTE: Une erreur s’est glissée dans la version précédente de cet article. Les communications ont mal identifié une photo de mulette lors de la mise en page. Nous nous en excusons auprès de nos experts.

BELOEIL – 28 février 2019 – La rivière Richelieu, source d’eau potable des villes établies en bordure de ses rives, est un écosystème aquatique riche. Cependant, certaines espèces présentes dans la rivière sont menacées d’extinction. Le cas le plus connu est celui du chevalier cuivré, poisson que l’on retrouve uniquement dans la rivière Richelieu, une portion du fleuve Saint-Laurent et quelques-uns de ses tributaires. Et les mulettes…

Depuis deux ans, le Comité de concertation et de valorisation de la rivière Richelieu (COVABAR) se penche sur un autre groupe d’espèces aquatiques : les mulettes (moules d’eau douce). Un projet d’inventaire de ces mollusques, ciblé dans la rivière Richelieu, a ainsi été réalisé conjointement avec le Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP).

Pourquoi les étudier ?

Les mulettes sont le groupe d’espèce ayant subi un des plus forts déclins au sein du règne animal. L’organisme Nature Serve (2005) place les mulettes au premier rang de priorité pour la conservation. Considérant leur précarité, le COVABAR, de concert avec le MFFP, a établi que des efforts d’acquisition de connaissances doivent être priorisés dans la rivière Richelieu.

Une des causes de leur déclin est leur exposition à la pollution de la rivière, étant des organismes qui s’alimentent en filtrant l’eau. Pourtant, elles jouent un rôle essentiel dans les écosystèmes d’eau douce. Entre autres, les mulettes servent de nourriture pour de nombreuses espèces aquatiques ou terrestres.

Pour plus d’informations sur les mulettes, consulter les chroniques du MFFP: 

Mulettes (moules d'eau douce)
Pyganodon Grandis

En 2012, le MFFP a récolté un spécimen d’obovarie olivâtre, une espèce considérée en voie de disparition par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC).

Les inventaires du COVABAR, du MFFP (rapport en préparation) ainsi que ceux de M. Philippe Blais (comm. pers.) en 2018 ont permis de confirmer sa présence ainsi que celle de 18 espèces de mulettes dans le bassin versant de la rivière Richelieu. Parmi celles-ci, cinq sont susceptibles d’être désignées comme menacées ou vulnérables au Québec. Il existe 22 espèces décrites de mulettes au Québec.

Vous pouvez faire quelque chose

Le COVABAR rappelle que le maintien de la qualité de l’eau est crucial autant pour la santé humaine que pour la pérennité des écosystèmes et des espèces qui les composent.

Vous pouvez agir pour aider ces organismes aquatiques.

Des actions comme…

  • le contrôle de l’érosion,
  • la végétalisation des bandes riveraines,
  • la réduction de l’utilisation de fertilisants
  • et d’engrais

… sont parmi les solutions possibles.

Pour de plus amples renseignements sur ce projet ou pour toute autre information, vous pouvez communiquer avec le COVABAR par téléphone au (450) 446-8030 ou par courriel à vincent.coutu@covabar.qc.ca

Sources:

Vincent Coutu, M. Env – biologiste et responsable de la sensibilisation et de l’éducation
COVABAR
Tél. :(450) 446-8030
vincent.coutu@covabar.qc.ca
www.covabar.qc.ca

Marie-Hélène Fraser, biologiste
Personne-ressource pour les mulettes
Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs
Tél. : (450) 928-7608 poste 312
marie-helene.fraser@mffp.gouv.qc.ca

Mulettes (moules d'eau douce)
Leptodée fragile

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