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Entrevue avec Antoine Verville, directeur général du ROBVQ

Le COVABAR prépare la sortie de la première édition de son magazine en ligne, Le Thalweg, réincarnation du bulletin de liaison publié de 2003 à 2009. Le dossier principal du nouveau Thalweg traite du rôle central du plan directeur de l’eau des OBV. Le COVABAR a profité de l’occasion pour interviewer le directeur général du Regroupement des OBV du Québec, Antoine Verville, sur l’avenir des Plans directeurs de l’eau.

Mise en contexte. Le 23 juillet 2018, le gouvernement du Québec annonçait une aide de 3 millions $ sur deux ans au ROBVQ qui permettait à l’organisme d’assurer la gestion et l’administration du nouveau programme Affluents Maritime. Ce programme offrait un financement à des organismes pour la réalisation de projets issus des plans directeurs de l’eau élaborés par les organismes de bassins versants et concourant aux objectifs de la Stratégie maritime du Québec. Il visait à soutenir des projets durables, structurants et multipartenariaux. Il s’inscrivait dans le premier plan d’action quinquennal de la Stratégie maritime du Québec qui encadre la période 2015-2020

Voici un extrait de l’entrevue. Vous pourrez lire l’entrevue complète dans la première édition du Thalweg.

COVABAR – Est-ce que c’est la première fois avec le programme Affluents Maritime du ministère de l’Environnement qu’un financement est lié de manière conditionnelle au respect des plans directeurs de l’eau (PDE) et en partenariat  avec les organismes de bassins versants et le Regroupement des organismes de bassins versants du Québec (ROBVQ)?

ANTOINE VERVILLE – Oui, la première fois avec le Programme Affluents Maritime. Il y a même déjà un deuxième programme de soutien régional aux enjeux de l’eau géré directement par le ministère de l’Environnement. Il s’agit des deux premiers programmes de mise en œuvre des plans directeurs de l’eau.

Il y avait déjà eu de petits programmes par le passé avec NAYA et la Protection de la faune qui ciblaient les PDE mais c’était plutôt épisodiques.

COVABAR – Est-ce l’on peut dire qu’il s’agit d’un événement majeur dans l’évolution des OBV et de la Politique de gestion de l’eau au Québec? Une étape importante?

ANTOINE VERVILLE– Complètement. Ceci dit, ce sont des programmes où les fonds sont restreints, pas du tout suffisants pour mettre en œuvre l’ensemble des PDE au Québec mais c’est la première fois où l’on propose une avenue financière que l’on peut mettre en œuvre.

C’est majeur. On peut bien demander à tous les acteurs de l’eau de se concerter mais si la phase de mise en œuvre n’est jamais soutenue d’une manière ou d’une autre ça entraine une forme de démobilisation. Les gens se disent pourquoi je ferais un PDE. Qu’est-ce que ça va me donner?

Quand les fonds deviennent disponibles, l’intérêt est ravivé.

COVABAR – Est-ce que ça donne une crédibilité accrue aux OBV et ROBVQ?

ANTOINE VERVILLE – Nous on a appelé ça la légitimité. Au-delà du financement des OBV, ce qui a fait que ça a pu être long à démarrer dans certains secteurs pour nous il y a une grande question de légitimité

La légitimité financière c’est une chose mais la légitimité légale est toute aussi importante. La Politique nationale de l’eau de 2002 est une politique, pas une loi. La première fois que la notion d’organisme de bassins versants (OBV) a été écrite dans une loi c’est en 2009 avec la Loi sur l’eau. Ça ne fait que 10 ans finalement. En 2017, la légitimité des OBV a été réitérée dans la Loi sur la conservation des milieux humides et hydriques. Les OBV sont évoqués dans le dossier des plans régionaux et hydriques.

Ce sont deux beaux éléments de légitimité. Le programme de mise en œuvre en est un aussi.

L’année dernière, le ministère de l’Environnement nous a demandé à tous de faire l’exercice de concertation face à l’objectif de conservation des milieux humides et hydriques. Cette demande a aussi donné de la légitimité parce que les OBV se présentent sur leur territoire en disant : nous avons un mandat gouvernemental spécifique.

Donc, il y a plusieurs façons de travailler sur la légitimité. Le financement en est une importante mais il y en a d’autres également.

(La suite dans le magazine Le Thalweg très bientôt…)

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