Selon le PDE, la problématique se définit dans la zone de gestion intégrée de l’eau par les éléments suivants :

L’eutrophisation est souvent comparée à un étouffement des cours d’eau. Elle se manifeste effectivement par une baisse de l’oxygène dissous pouvant être délétère pour la vie aquatique.

Des dépassements en azote, phosphore et chlorophylle a ont été observés à différentes stations du Réseau-rivières du bassin de la rivière Richelieu. L’azote et le phosphore contribuent à l’eutrophisation des plans d’eau lorsque leur concentration est trop élevée.

La chlorophylle a est indicatrice de productivité des plans d’eau.  Si elle n’est pas problématique en elle-même, sa présence en forte concentration est cependant symptomatique d’un problème d’eutrophisation. Aussi, l’accumulation de matière organique dans les sédiments diminue considérablement la valeur esthétique des cours d’eau et peut causer des odeurs nauséabondes issues de la dégradation anaérobie de la matière organique (au besoin, consulter la section Diagnostic du PDE, aux pages 2 à 13).

Selon le PDE, la problématique est causée par les éléments suivants dans la zone de gestion intégrée de l’eau :

Les activités anthropiques représentent des sources importantes de phosphore. Le phosphore est présent dans différents produits comme les détergents, les engrais et les fertilisants. Les principales sources de contamination par le phosphore sont les rejets municipaux, l’industrie agroalimentaire, les activités agricoles, les fosses septiques et le ruissellement urbain. Les terrains de camping peuvent aussi être responsables d’une partie du phosphore retrouvé dans l’eau. Soulignons que les effluents industriels sont souvent pris en charge par le système d’égouts de la ville-hôte et qu’ils doivent par conséquent être considérés dans les rejets municipaux.

Les dépassements importants enregistrés dans les stations de Saint-Jean-sur-Richelieu et de Sorel par rapport
aux deux autres stations de la rivière Richelieu suggèrent des sources de contamination d’origine municipale.

Même si elles respectent les critères gouvernementaux imposés en matière de rejet, les stations d’épuration peuvent, par leurs effluents, charrier des charges en phosphore considérables et donner lieu à des enregistrements de surverses. Aussi, une station d’épuration se conformant aux critères exigés demeure néanmoins une source de contamination potentiellement élevée. En outre, considérant l’étendue des surfaces imperméables en milieu urbain, les égouts pluviaux peuvent larguer d’importantes charges de phosphore suite à un épisode de précipitations important.

La station de Saint-Charles-sur-Richelieu n’a connu que deux dépassements en 2011, dont un en hiver, ce qui laisse supposer qu’ils pourraient être attribuables aux rejets des stations d’épuration en amont ainsi qu’à une baisse de débit aux dates d’échantillonnage.

Les causes sont moins bien définies en ce qui a trait aux stations des rivières des Hurons et L’Acadie, des cours d’eau dont les débits sont nettement inférieurs à celui de la rivière Richelieu. Les stations d’échantillonnage se trouvent à l’embouchure de chacune des rivières et témoignent de la dégradation de la qualité de l’eau dans leur bassin respectif.

Ces deux sous-bassins étant à vocation fortement agricole, la caractérisation des berges de la rivière L’Acadie a démontré que la majorité des bandes riveraines du territoire ne respectaient pas la réglementation en vigueur en milieu agricole. Aussi, l’enrichissement des cours d’eau par les pratiques agricoles ne fait aucun doute. La contribution des ouvrages d’assainissement ne doit cependant pas être sous-estimée.

Plusieurs stations d’épuration déversent leurs effluents dans ces deux rivières, contribuant ainsi à l’augmentation des charges en phosphore. Il en va de même pour les terrains de camping. L’existence d’installations septiques non conformes est aussi à suspecter pour ces deux tributaires (au besoin, voir la section Diagnostic du PDE, à la page 3).


La présence d’azote dans l’eau peut avoir des causes multiples, notamment les pertes inhérentes au cycle de l’azote, le lessivage des terres agricoles, les effluents et le ruissellement urbains ainsi que les rejets industriels.

Un dépassement du critère de qualité indique cependant une surfertilisation du milieu due aux activités anthropiques (au besoin, voir la section Diagnostic du PDE, à la page 11).

Les dépassements de concentration de la chlorophylle a sont attribuables à un enrichissement du milieu, principalement en phosphore, mais aussi en azote. L’azote étant assez peu problématique dans les cours d’eau du territoire, les causes seraient donc plutôt les mêmes que celles citées plus haut pour le phosphore. Dans le cas de la rivière aux Pins, la position de la station 2 suggère une contamination en phosphore d’origine urbaine (au besoin, voir la section Diagnostic du PDE, à la page 13).

Les actions du PDE qui découlent de cette problématique
Orientation :
1.1 Réduire les sources de pollution ponctuelle
Objectif :
1.1.1 Améliorer la performance des OMAEU
Cité dans autre problématique Libellé de l’action Action du PDE approuvé ? État d’avancement de l’action (Complétée, En cours, Reportée, Abandonnée, Prévue) Territoire concerné Maître d’œuvre
11-13-20 Dresser le portrait détaillé des problèmes de surverse afin d’identifier les secteurs d’intervention prioritaires Oui En cours Tout le territoire Municipalités Régie intermunicipale COVABAR MAMH MELCC Fondation Rivières
11-13-18-20 Diminuer le nombre de surverses permises ou non dans les stations d’épuration Oui En cours Tout le territoire Municipalités Régie intermunicipale MELCC MAMH  
Orientation : 1.1 Réduire les sources de pollution ponctuelle
Objectif : 1.1.2 Assurer le suivi de la conformité des installations sanitaires des résidences isolées
Cité dans autre problématique Libellé de l’action Action du PDE approuvé ? État d’avancement de l’action (Complétée, En cours, Reportée, Abandonnée, Prévue) Territoire concerné Maître d’œuvre
11-20 Identifier les installations sanitaires individuelles non conforme Oui En cours Tout le territoire Municipalités MRC
11-20 Mettre à niveau 50% des installations sanitaires d’ici 2020 Oui En cours Tout le territoire Municipalités Citoyens
Orientation : 1.1 Réduire les sources de pollution ponctuelle
Objectif : 1.1.2 Assurer le suivi de la conformité des installations sanitaires des résidences isolées
11-20 Identifier les installations sanitaires individuelles non conforme Oui En cours Tout le territoire Municipalités MRC
11-20 Mettre à niveau 50% des installations sanitaires d’ici 2020 Oui En cours Tout le territoire Municipalités Citoyens
Orientation : 3.1 Conserver et restaurer la diversité des écosystèmes
Objectif : 3.1.4 Protéger les espèces à statut précaire présentes sur le territoire
8-11-13-20 Protéger les habitats où l’on retrouve des espèces fauniques ou floristiques à statut précaire Oui En cours Tout le territoire Organismes de conservation MELCC
Orientation : 3.2 Protéger et améliorer l’habitat du poisson
Objectif : 3.2.1 Favoriser la conservation et la restauration d’espaces boisés et des bandes riveraines en bordure des plans d’eau
11-13-18-20 Favoriser la restauration de bandes riveraines naturelles Oui En cours Tout le territoire COVABAR Fédération de l’UPA de la Montérégie CCAE Agriculteurs Municipalités Agence forestière Citoyens CNC
Orientation : 3.2 Protéger et améliorer l’habitat du poisson   
Objectif : 3.2.2 Préserver l’habitat des espèces de poissons menacées
11-13-18-20-21 Protéger et mettre en valeur les habitats fauniques Oui En cours Tout le territoire MFFP Municipalités MRC Groupes environnementaux CNC, CIME Haut-Richelieu; Ciel et terre COVABAR